Ethique, bio, local, éco-responsable… sont des termes qui font désormais partie de notre quotidien. Mais bien souvent, leur définition est un peu floue.

Je vous avoue que moi-même, j’ai mis un certain temps à comprendre les différences notables entre ces termes. Je suis certaine que la majorité des personnes se mêle un peu les pinceaux entre un produit bio et un produit écologique par exemple. Tentons d’y voir un peu plus clair…

Un produit « local ».

La définition basique est : un produit qui est fabriqué, conçu, élevé ou qui pousse à moins d’un certain nombre de km de chez vous. Cette donnée est variable de 80 à 160km…. Oui, je suis d’accord avec vous, c’est un peu flou quand même. Personne à ce jour, aucune institution n’a encore eu l’idée de définir cela avec une certaine précision, même toute relative.

Pour moi, un produit local c’est celui qui vient de mon département, au pire de ma région ou de la région voisine. Cette façon d’envisager le « local » me semble plus cohérente. Pour d’autres personnes, un produit local sera tout simplement « français ». Tout est relatif… mais si en effet nous pouvions déjà consommer majoritairement des produits vraiment issus de France ce serait déjà un bon début pour notre économie, vous ne trouvez pas ?

Le « circuit court ».

Pour cela, la définition est simple : entre le producteur et le consommateur, il ne doit y avoir eu, au pire, qu’un seul intermédiaire. Dans l’idée, c’est génial me direz vous… mais si l’on regarde les choses à grande échelle, achetez sur Internet un produit issu d’une ferme en Amérique du sud et faites le venir en France pour le vendre ou le transformer… Logiquement et donc par définition, c’est un « circuit court ». Hum hum hum… pas si top que cela, n’est ce pas ?  Donc là aussi tout est relatif. Si ce produit par exemple n’existe pas en France, c’est une alternative (bonne ou mauvaise, à chacun de se poser la question). Je pense par exemple à la vanille. En France nous ne produisons pas de gousses. Généralement nous les achetons à Madagascar c’est loin, mais, si elles viennent d’une exploitation respectueuse des travailleurs et de l’environnement, je pense que l’on peut dire qu’il y a moindre mal, non ?

Le « circuit de proximité »

C’est l’alternative au circuit court quand il est défaillant. Le terme « proximité » pour le coup est bien explicite et signifie que les produits que nous consommons/achetons viennent d’une limite géographique bien plus définie : à coté de chez nous.

Le pruneau d’Agen vient du sud de la France mais la prune de St Clair sur Epte vient du département limitrophe à celui où je vis.

Je préfère acheter les pommes de mon voisin plutôt que celles du supermarché, même si ce dernier est partenaire d’un producteur de la région parisienne. (pour rappel, je vis dans l’Oise).

Un produit issu d’un circuit de proximité est donc local, parfois il peut même être bio, durable, et éthique.

Le produit « Bio ».

Un produit « bio » (par abréviation de biologique) est, par définition, un produit issu d’une agriculture respectant des standards et des méthodes de production sans ajouts de pesticides ou engrais chimiques par l’homme. Il ne doit pas non plus, bien sur, avoir subit de modifications génétiques au préalable. Il peut aussi s’agir de produits cosmétiques, de fibres, de tissus… Ces produits doivent être composés d’un certain pourcentage de produits de base, issus de l’agriculture biologique, et certifiés par un organisme indépendant pour en garantir la qualité et la provenance. Il a passé des tests divers et variés pour obtenir un label ou un certificat.

A nous d’être vigilent, de bien regarder les compositions et lire les petits textes en bas correspondants à un (*) bien souvent peu visible… Car il y a des fraudes, visibles, d’autres moins, des produits dit « naturels », parfois bio ou pas du tout… il n’est pas évident de se retrouver dans cette jungle.

Les nouveaux Robinson ont une page intéressante qui vous explique cela très clairement.

A savoir que l’on peut trouver un produit bio qui vient de l’autre bout de la planète… ou de la ferme à coté de chez vous…

Le produit « Ethique ».

Un produit, pour être éthique doit répondre à un ensemble de critères relativement précis. Ces critères sont liés au développement durable et à la responsabilité sociale des entreprises. Pour faire simple, ce produit doit respecter l’environnement (terre, eau, air, matières premières…)  dans lequel il est produit ainsi que les personnes qui le produisent : conditions de travail, salaire, soins…
Un produit éthique peut provenir de la ferme à coté de chez vous comme d’une ferme à l’autre bout du monde.  On parlera alors aussi de commerce équitable : acheter au juste prix dans n’importe quel pays du monde sans exploiter et sous respecter les populations, sans faire travailler des hommes et des femmes pour des salaires misérables et bien sur sans faire travailler les enfants.

« L’achat durable ».

Plus qu’un produit, c’est une manière de concevoir sa consommation. Etre eco-responsable réunit plusieurs critères :

Pour les entreprises :

  • Acheter en fonction du besoin réel
  • Préférer les matériels robustes, rechargeables, réparables, assortis d’une garantie sur les pièces détachées, esthétiquement sobres, etc.
  • Prendre en compte l’origine des matériaux et la fin de vie des produits.
  • Envisager la location en lieu et place de l’achat.

Consultez le guide de l’ADEME, vraiment excellent !

Pour les particuliers, on va plancher sur des actions plus quotidiennes, plus pratiques dans la vie de tous les jours comme :

  • Eviter le suremballage (bouteilles en plastique, yaourts à l’unité…),
  • Privilégier les achats en vrac,
  • Faire réparer plutôt que de racheter,
  • Ou acheter des pièces détachées,
  • Marcher ou prendre le vélo quand cela est possible, à la place de la voiture,
  • Ne pas remplacer du matériel sous prétexte qu’il est vieux : une télévision par exemple ou une machine à laver…
  • Privilégier l’occasion pour les vêtements, le recyclage, …

 

Lorsque tous les termes de cet article sont pris en compte dans les achats et la vie d’une famille ou d’une entreprise, on parle alors d’éco-consommation.

sources : Le psdr, centre Bretagne.com